Les temples d’Angkor… Depuis le début du voyage, on en parle avec plein d’enthousiasme, et maintenant on y est! Franchement ça vaut le détour… Pour aller a Siem Reap (ville la plus proche des temples) on décide déjà de se faire plaisir en prenant le bateau plutôt que le bus, et on part pour un voyage de 5h heures sur le Tonle Sap, véritable cœur battant du pays (c’est le lac immense au milieu du Cambodge, qui double de volume selon la saison). Le trajet est vraiment sympa, il est possible d’aller sur le pont pour admirer les habitations sur pilotis des rives du lac (Enfin, d’après Audrey puisque Elsa et Olivier ont souhaite finir leur mots croisés en se disant que comme il y a 5h de voyage, on a tout le temps de sortir, sauf qu’après on voyait plus les maisons !). Bref, on arrive a Siem Reap, et comme on s’en doutait, c’est plein de touristes…
On a normalement rendez vous avec Leah, une américaine rencontrée sur Bornéo, qui doit nous rejoindre le lendemain. Pour ne pas perdre la journée, on décide de s’excentrer un peu en allant visiter Beng Mealea, un grand temple entièrement recouvert par la jungle a deux heures de voiture de Siem Reap, et donc encore temporairement a l’abri du tourisme de masse. Bien nous en a pris ! Les ruines sont recouvertes de mousse, les arbres ont pousse sur la pierre, les vestiges du temple nous laissent quand même largement imaginer ce que devait être l’endroit 900 ans auparavant. Comme le site n’a pas fait l’objet d’aménagement, et qu’il a été étrangement épargné par les pilleurs, on se prend réellement pour Indiana Jones quand on escalade l’amoncellement de pierres en se tenant aux branches des arbres, ou qu’on pénètre dans un grand couloir sombre en passant par la fenêtre.. notre guide connaît les passages secrets comme sa poche, contrairement au francais qu’il prétend parler, a toutes nos questions il répond invariablement « Espasser ici-la-bas Missieur ». On a adoré.
Le deuxième jour, pas de nouvelles de Leah, tant pis, on attaque la grosse part du gâteau et on fonce sur Angkor Wat, qui signifie littéralement la « ville-temple » (Angkor Wat est en fait un temple parmi les autres, mais par extension, cela désigne également tout l’ensemble archéologique). Avant de se lancer, on loue les services d’un chauffeur de tuk-tuk recommandé par l’alliance francaise de Siem Reap et on s’offre les services d’un guide francophone (un vrai cette fois) a l’office de tourisme local. Notre guide, Sokun, est une vraie mine d’informations et il connaît tout par cœur… L’hindouisme, le bouddhisme, quel roi a construit quoi et quand… il s’arrête tout les 50 centimètres pour nous expliquer pourquoi cette pierre est la et ce que ça représente. On essaie de suivre, mais c’est pas facile, d’autant qu’on est sous un soleil de plomb ! Alors on se spécialise, Elsa est incollable sur les autels, Audrey sur l’histoire du site et Olivier sur la mythologie hindouiste. On passe une super journée, ponctuée par le coucher de soleil sur Angkor Wat (enfin, attente du coucher du soleil car un nuage se formera au dernier moment nous privant du spectacle). Sokun ne nous accompagnera pas le lendemain, mais il nous concocte un programme personnalisé des plus belles choses qui nous restent a voir, et il explique en khmer a notre chauffeur notre trajet du lendemain. Plutot sympa ! Un point noir quand même : on est constamment harcelé par des vendeurs de bouquins, de boissons, de t-shirts, et aussi beaucoup de mendiants… le plus souvent le harceleur a moins de huit ans. On sait pas vraiment comment réagir, si on donne, cela n’incite pas les parents a envoyer leurs enfants a l’école, si on donne pas, on culpabilise un peu. Notre solution : on leur donne a manger des bananes, plutôt que des dollars.
Le troisième jour, on ne voit rien de vraiment nouveau par rapport a la veille…. Mais on ne s’ennuie pas pour autant ! Les splendeurs sont splendides, et on s’émerveille de ces merveilles. On avoue passer moins de temps que la veille a déchiffrer les bas reliefs, Sokun n’étant plus la ! Et on finit un peu plus tôt que prévu… on en profite pour aller chez un pâtissier francais de Siem Reap, et la miracle !, les pâtisseries ont le même goût qu’en France ! on se gave de pains au chocolat, de mille feuilles, et de gâteau au fromage blanc ! On l’a pas vole après trois jours de visite intensive ! On se met également d’accord pour la suite du voyage : on va a Surin, en Thaïlande. Problème : il n’y a pas de transports publics jusque la bas et la route, ou plutôt la piste, est sujette a de fréquentes inondations. On s’en confie a notre chauffeur de tuk-tuk qui nous assure pourvoir nous dégotter une voiture pour nous emmener la bas. Et effectivement, il nous trouve une voiture avec chauffeur pour le lendemain matin, selon la méthode khmère : deux personnes sur le siège avant passager et quatre personnes sur la banquette arrière. On se paye quand même le luxe de réserver la banquette arrière juste pour nous trois. Et on retrouve dans la voiture avec le chauffeur, un moine bouddhiste, et un militaire, dont aucun ne parle anglais, et comme on parle pas khmer, on se sourie beaucoup, on s’échange mentos et bananes. Drôle d’équipée donc, le militaire donnera quand même son numéro de téléphone a Elsa, on sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher ! La route est la 4eme du pays en taille et fréquentation, elle n’et donc inondée qu’a 80%… certains passages nous laissent perplexes et on envisage même le moment ou nous devrons ouvrir les portieres coinces au milieu d’un trou rempli d’eau marronnasse et repoussante pour pousser la voiture. Finalement a notre grande surprise, on arrive a la frontière avec la Thaïlande en 4h, comme prévu ! Les Khmers sont-ils plus ponctuels que les Thaïs ? On pourrait le croire… A cette frontière très peu fréquentée, nous sommes les seuls farangs ! Aucun problème de visa, on re-rentre sur le territoire thai avec plaisir et on décide de se rendre a Prasat, rejoindre le resort d’Alban, un francais de Marseille. Il nous a précise que c’était a 30kms de la frontière, on a donc une idee du prix d’un taxi. Heureusement car on nous en demande pour 800 baths ! (20Euros). Un peu plus loin des jeunes sympas nous préviennent que c’est 40 baths par personne (parce que sur une banquette pour farang on met 3 personnes et non 4 ou 5…et aussi qu’on a des gros sacs). On devra quand même négocier pendant 10 bonnes minutes pour ne payer que le double du prix normal thaï ! C’est bon de se sentir en terrain connu.
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